Ligne de Vie met en lumière les artisans et leur savoir-faire. À travers des portraits sensibles, l’émission valorise le travail manuel, la passion du geste et les parcours de vie qui façonnent notre patrimoine vivant.
Il y a des métiers qui décorent.
Et puis il y a ceux qui réparent.
Dans son atelier, Sylvie Blanchart ne se contente pas d’encrer des motifs. Elle écoute, elle accueille, elle traduit. Chaque rendez-vous commence par un récit. Une perte. Une renaissance. Un amour. Un combat. Le dessin n’est jamais une simple image : il devient un passage, un symbole, parfois une libération.
Le tatouage, longtemps marginalisé, s’est transformé en véritable langage contemporain. Sylvie en incarne une version sensible et profondément humaine. Son trait est précis, délicat, souvent organique. Mais ce qui marque surtout, c’est l’intention. Derrière chaque ligne, il y a une histoire assumée, parfois fragile, toujours sincère.
Dans cet épisode, elle nous parle de son parcours, de ses débuts, des doutes aussi. De la manière dont on trouve sa place dans un métier exigeant, où l’on travaille sur la peau — ce territoire intime qui ne ment pas. Elle évoque la confiance que ses clients lui accordent, la responsabilité que cela implique et la dimension presque thérapeutique de certaines rencontres.
Tatouer, c’est inscrire le présent dans la durée. C’est figer une émotion pour qu’elle accompagne toute une vie.
Avec pudeur et authenticité, Sylvie nous rappelle que derrière chaque encre, il y a une ligne de vie. Et que certaines cicatrices, une fois sublimées, deviennent des forces.
Sur le même sujet
Recommandations
Thomas Docquir, de Stave, est le Wallon de l'année 2025
Ligne de vie: Isabelle Klein, doreuse à la feuille
Un collectionneur namurois ouvre ses placards : 1 000 œuvres d'art à prix coûtant
Ravages, une nouvelle maison d'édition consacrée à la poésie
Ravages, une nouvelle maison d'édition consacrée à la poésie