Huit ans plus tard, la Ville de Namur compte bien renouveler Namur 3D, une modélisation complète de son territoire. L’objectif : mettre les données à jour, gagner en précision et préparer, étape par étape, un véritable jumeau numérique.
Namur 3D, une modélisation lancée en 2017 et accessible au public depuis mai 2018. Grâce à elle, Namur est devenue la première ville wallonne à disposer d’une représentation 3D complète de son territoire : 17 500 hectares et plus de 65 000 bâtiments. Une idée qui se voulait ambitieuse dès le départ et qui a évolué avec son temps, en intégrant, par exemple, des données liées à la thermographie aérienne et au potentiel solaire des toitures.
Namur 3D s’est démarquée en devenant un véritable outil de travail. Les services communaux en ont bénéficié, tout comme les architectes, les urbanistes et les bureaux d’études. Pour le NID et sa scénographie, Namur 3D représente un socle primordial. Les visiteurs y découvrent autrement leur ville et ses projets. Mais l'heure est aujourd'hui à son évolution.
Le territoire évolue, les technologies aussi
En 2018, les premiers relevés sont réalisés. Mais depuis, Namur a évolué : de nouveaux bâtiments et aménagements ont vu le jour. Il est donc temps d’actualiser les données pour refléter la réalité du terrain.
Le futur du projet prévoit notamment un relevé laser aéroporté à haute densité, le LiDAR, de nouvelles photographies aériennes à très haute résolution ainsi qu’une modélisation actualisée des bâtiments ou encore des arbres. De quoi représenter avec une grande précision le sol, le relief, les bâtiments et la végétation, jusque dans les "détails" comme les bordures, les fossés ou les talus.
Affronter les défis du présent et de demain
La nouvelle version de cet outil 3D sera, dans le futur, un véritable plus pour anticiper et atténuer les effets du changement climatique. Il sera également possible de mieux simuler les risques d’inondation, les flux d’écoulement et les zones à risque, sans oublier l’analyse des îlots de chaleur.
D’autres usages concernent la gestion des événements et des espaces publics, la mobilité ou encore les services de secours. Ceux-ci pourront identifier au mieux les accès, les contraintes et les infrastructures critiques afin de mettre sur pied certains scénarios d’intervention.
Selon Stéphanie Scailquin, Échevine de l’Urbanisme, de l’Aménagement du territoire et de la Transition écologique, Namur 3D est plus qu’utile. Son évolution est nécessaire.
« Cette nouvelle étape doit nous permettre de travailler avec une image beaucoup plus fidèle de la Namur et surtout avec une même base de données pour différents besoins. Derrière la technologie, l’enjeu reste très concret : mieux préparer nos projets et mieux expliquer les transformations de la ville aux citoyens »
Prochaine étape pour Namur 3D : l’examen du cahier des charges par le Conseil communal ce 1er septembre 2026. S’ensuivra le lancement de la procédure de marché public, si le point est approuvé.
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