Les plaines de vacances organisées par la Ville, c'est terminé. La Ville ne trouve plus assez d'animateurs, et estime que c'est trop cher. L'opposition ne comprend pas, alors que les constats, sur le terrain, sont inquiétants.
Fini les plaines multisports ou les stages découvertes à des prix très accessibles, la Ville de Namur ne peut plus assurer ce service, à cause notamment d'un problème de recrutement. Les explications de Christophe Cappelle (Les Engagés), échevin de la jeunesse:
On ne trouve plus d'animateurs pour encadrer toutes ces plaines à la Ville de Namur. Des plaines à 40 euros la semaine, c'est juste impossible.
Et l'échevin de préciser que lors de la dernière offre de formation pour recruter de nouveaux animateurs, seuls 3 jeunes se sont présentés. Or, l'organisation de plaines demande des dizaines d'animateurs chaque année. L'opposition estime que la majorité en place laisse tomber les bras. Elle déplore ce désinvestissement. Les commentaires de Fabian Martin, conseiller communal PS:
C'est un choix politique. À un moment donné, quand on prend des décisions, des orientations, on choisit de mettre des fonds pour telle ou telle politique. Ici, en l'occurrence, ils choisissent de se désinvestir de la politique de la petite enfance et de l'enfance de manière générale. On prend acte. Les électeurs, les Namurois et les Namuroises décideront finalement si c'est un bon choix, et si, finalement, ils ont menti à l'électeur ou pas. Ici, en l'occurrence, il y a un fossé, un gouffre, entre ce qu'ils ont promis et ce qu'ils exécutent.
Du côté du PTB ou encore d'Ecolo, on regrette aussi ce choix. Et on constate que certaines familles, cet été notamment, se sont retrouvées un peu seules, comme l'explique Christine Halut, conseillère communale Ecolo:
Sur le terrain, je constate que beaucoup d'enfants entre 6 et 12 ans, dans beaucoup de milieux, de familles, sont restés assez seuls ou n'ont pas fait d'activités pendant les vacances parce qu'il n'y avait plus les plaines communales, et qu'il n'y avait plus cet accompagnement éducatif à un prix accessible et abordable pour l'ensemble de ces familles soit fragilisées soit de la classe sociale moyenne, qui commence aussi à avoir un pouvoir d'achat qui diminue.
Mais la Ville de Namur le répète: elle ne peut plus proposer des stages à prix réduits, tout cela coûte trop cher. Mais la Ville travaille à des solutions. Les explications de Christophe Capelle (Les Engagés), échevin de la jeunesse:
On travaille en tous cas pour essayer de trouver des solutions pour essayer que les plaines soient moins chères évidemment. C'est bien pour cela le programme-clé que l'on a présenté. C'est un service à la Ville qui permet d'essayer de trouver des opérateurs et essayer d'avoir des contacts pour avoir des prix évidemment moins chers. Le travail maintenant d'ATL (ndlr: programme de coordination locale pour l'enfance) c'est de trouver des opérateurs. Aujourd'hui, effectivement, on a décidé de ne pas faire marche arrière, tout simplement parce que la Ville n'est plus capable de pouvoir assumer. Mais on ne laisse rien de côté, on va essayer de trouver des solutions dans le futur pour trouver des plaines accessibles pour tous les parents, pour tous les Namurois et Namuroises.
La Ville de Namur devient donc, en quelque sorte, coordinatrice de stages réalisés par des opérateurs extérieurs.
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