Le FIFF reprendra ses droits à Namur du 30 septembre au 4 octobre. Suite à des restriction budgétaires, l'édition sera raccourcie et le chapiteau redeviendra le lieu central de l'événement. Et pour attirer du monde, un teaser a été tourné au Caméo.
C'est une belle mise en abyme qui s'est déroulée au Caméo de Namur : ces spectateurs réunis dans une salle de cinéma ne sont pas là pour voir un film, mais pour participer à un tournage. Celui du spot de présentation du 41ème FIFF, réalisé par Nicolas Van Ruychevelt.
On avait besoin de remplir une salle de cinéma et de donner l'illusion d'une ambiance conviviale, bon enfant, qui rappelle l'atmosphère du FIFF.
De nombreux passionnés se sont donc prêtés au jeu, contre des places pour le festival qui débutera le https://www.fiff.be/ prochain. Et ce, malgré de grandes difficultés financières, comme l'explique Nicole Gillet, la Déléguée générale du festival international du film francophone de Namur.
Toute la culture a l'heure d'aujourd'hui est en difficulté, que ce soit le théâtre, le cinéma, les festivals de musique... on est tous confrontés à la même réalité. Donc, on fait avec, et en même temps, on est obligés de se réinventer. On fait les choses différemment.
Le festival sera donc plus court, mais se veut aussi plus participatif avec quelques changements par rapport à l'an dernier. Notamment par rapport au chapiteau. Nicole Gillet ajoute :
On fera beaucoup plus d'activités sous le chapiteau. Elles seront en lien avec les films que l'on diffuse. Parfois un jeu, parfois une thématique qui sera débattue, parfois un métier qui sera expliqué... C'est vrai que le public aujourd'hui pour aller dans une salle de cinéma, il a souvent besoin de choses complémentaires...
Les films d'ouverture et de clôture du festival sont déjà connus, il s'agit de "Ni vue ni connue" de Marc Fitoussi avec Isabelle Hupert et Sandrine Kiberlain. Et de "Demain je tombe amoureux", un film de Martin Provost avec Fabrice Luchini et Emmanuelle Devos. Le reste de la programmation sera dévoilée prochainement et permettra une nouvelle fois de porter la voix de réalisateurs issus de toute la francophonie. Un incontournable pour Nicolas Van Ruychevelt.
Tout ce qui est culturel doit survivre parce que ça nourrit l'âme, les consciences et les réflexions. Et pour ça, je trouve que la sélection du FIFF est très importante, parce que ce sont souvent des films qui appellent à réflechir au-delà du film. Et il y a aussi le volet Campus qui permet aux plus jeunes d'avoir accès aux salles de cinéma, à des conférences, à des rencontres. Et tout ça est hyper important dans le paysage sociétal qu'on a pour le moment.
Les places sont déjà en vente sur le site internet du Fiff. Un appel aux dons et aussi lancé pour soutenir cette institution culturelle.
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