Depuis l'interdiction du stationnement le long de la N90 à Floreffe, les organisateurs d'Esperanzah! pensaient que la commune se chargerait de la signalétique autour du festival. Finalement, ils devront s'en occuper eux-mêmes. Ce qui ravive les tensions.
Non au stationnement le long de la N90 à Floreffe. Une décision finalement acceptée par le festival Esperanzah!. Mais une autre annonce est venue bouleverser les organisateurs.
« Hier, en milieu d'après-midi, nous avons reçu un nouveau courrier du bourgmestre nous annonçant que, finalement, nous allions devoir gérer la signalétique », déplore Arnaud de Brye, co-directeur d'Esperanzah!.
Après consultation du Service public de Wallonie, le bourgmestre et son collège communal assument pleinement cette décision.
« Nous n'avons pas suffisamment de matériel et le SPW ne dispose pas non plus du type de signalisation nécessaire pour répondre à cette demande, c'est-à-dire installer un panneau d'interdiction de stationner tous les 250 mètres. C'est pour cette raison que nous avons pris cette décision », justifie Philippe Vautard, bourgmestre de Floreffe.
"Une forme de sabotage ?"
Pour le festival, c'est un coup de massue supplémentaire dont il se serait bien passé. Les tensions entre la commune et les organisateurs sont désormais bien palpables.
« À chaque fois que nous nous mettons autour de la table, tout se passe bien. Et puis, le lendemain, nous recevons de mauvaises nouvelles. Nous vivons cela comme une forme de sabotage. Il n'est plus possible, pour nous, de continuer dans de telles conditions », assure Arnaud de Brye.
Malgré ce contexte, les équipes d'Esperanzah! ne baissent pas les bras. Elles poursuivent leurs recherches afin de trouver des solutions alternatives, notamment en sollicitant l'aide des communes avoisinantes. Mais si aucune solution n'est trouvée, c'est l'édition 2026 du festival qui pourrait être compromise.
« Si nous ne parvenons pas à mettre en place ce plan de signalétique, nous n'obtiendrons pas l'autorisation de la police pour organiser l'événement. Et sans cette autorisation, il nous est impossible de maintenir le festival. »
Floreffe et Esperanzah! au bord de la rupture ?
A plus long terme, le festival pourrait même quitter Floreffe si les relations avec la commune ne s'apaisent pas.
« C'est clairement sur la table. En septembre, nous demanderons à rencontrer le collège communal. Nous allons essayer de reconstruire une base pour un dialogue plus serein », explique le co-directeur.
« Je crois qu'à l'avenir, nous pourrons rediscuter de certains points et remettre un peu plus de nuance dans les échanges, avec moins d'excès », précise le bourgmestre.
Jeudi soir, une bonne nouvelle est tombée pour le festival : il pourra compter sur du matériel mis à disposition par les communes de Ciney et d’Yvoir. Une démarche approuvée par Floreffe. Concernant l’avenir du festival, plusieurs communes se montrent déjà intéressées pour accueillir les futures éditions.
Bruno Pantano
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