Chanvre, sable, chaux : et si construire sa maison ne demandait que trois ingrédients naturels ? Un week-end de formation initie les participants à cette technique ancestrale, entre théorie et pratique.
Un principe simple, des matériaux naturels
L'idée derrière cette méthode de construction ? Miser sur des matériaux aussi naturels que possible. Sophie, une des participantes, résume la philosophie du projet :
« Le principe. C'est tout simple, c'est construire sa maison avec les matériaux qui sont les plus naturels possibles. Donc ici on va utiliser de la fibre très robuste -du chanvre- qui est un matériau très naturel, et le sable qui est aussi un matériau très sain, qu'on va pouvoir trouver partout. »
Le chanvre, une céréale aux multiples atouts
Au cœur de cette technique de construction, le chanvre occupe une place centrale. Nancy-Claire, la formatrice, explique pourquoi cette plante est si prisée :
« Le chanvre est une céréale intéressante, elle pousse sans beaucoup d'eau. Elle est très grande. En ce qui concerne la construction, le chanvre, comme c'est une céréale qui est très très haute, on utilise la longueur de sa fibre pour travailler et pour monter le bâti. En plus de ça, elle est une des céréales les plus isolantes. »
Trois ingrédients seulement suffisent donc à cette technique de construction : chanvre, sable et chaux. Une simplicité apparente qui ouvre la porte à une multitude de réalisations : maisons, fours à pain, chaises de jardin, sculptures... Seule l'imagination des bâtisseurs semble poser une limite.
Un savoir-faire ancestral, façonné à la main
Derrière cette apparente simplicité se cache pourtant tout un savoir-faire à acquérir. Florian, le formateur, détaille les spécificités de cette technique, historiquement liée aux femmes :
« Le kerchanvre, c'est uniquement travailler avec ses mains mais la paume surtout. On dit que c'est la maison qui est la plus massée au monde. À l'origine, c'est un habitat qui est créé par les femmes, pour les femmes. Donc, on retrouve vraiment les formes rondes, les mains, etc. On travaille sans outils électriques, ni bruit. La chaux est un matériau qui demande du temps pour sécher, qui est vivant. »
Des participants aux motivations variées
Projets plein la tête et questions plein la bouche : les participants à cette formation viennent avec des motivations diverses. Claire, l'une d'entre eux, met en avant la dimension collective et bienveillante de l'apprentissage :
« Le fait que ça soit des enduits naturels et qu'on apprenne ça en communauté, avec un groupe. Je pense que le nom de la société détermine déjà ce qu'on va faire : c'est pas à pas. Quand on est sur le terrain et qu'on fait des essais-erreurs et qu'on a quelqu'un qui vient nous rectifier avec bienveillance, humanité et douceur, je trouve que c'est là qu'on apprend le plus. »
Entre théorie et pratique, un week-end intensif
La formation alterne entre apports théoriques et mise en pratique concrète. Le matin, Nancy aborde notamment l'aspect législatif de ce type de construction, avant que les participants ne mettent littéralement la main à la pâte sur des projets concrets.
Deux jours bien remplis, une formation intense et riche en apprentissages, que certains jugeront quelque peu exténuante — mais qui permet à chacun de repartir avec les bases d'un savoir-faire écologique et ancestral.
Article réalisé avec l'appui d'intelligences artificielles et validé par un.e journaliste.
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