Le Gouvernement wallon a lancé des réformes qui concernent certaines ASBL, comme le CODEF, centre d’insertion socioprofessionnelle d’Olloy-sur-Viroin. À l’aube de la rentrée 2026, l’ASBL s’interroge encore sur leur impact concret.
Quel sera notre futur ? Les doutes planent dans la tête des employés du CODEF, le centre d’insertion socio-professionnelle d’Olloy-sur-Viroin. Les récentes réformes du gouvernement wallon n’y sont pas pour rien.
« Plusieurs réformes vont toucher les centres d’insertion socio-professionnelle, que ce soit nos agréments ou notre quotidien. Il existe aussi d’autres réformes, comme la réforme du chômage pour nos stagiaires ou la réforme APE. Nous sommes impactés de toutes parts, avec un certain flou qui règne encore sur les conséquences concrètes sur le terrain. On espère avoir des réponses dans les prochains jours », déplore Benoit Thomé, directeur du CODEF.
Cette rentrée 2026 n’est donc pas comme les autres. En attendant d’y voir plus clair sur ces réformes, le CODEF prépare malgré tout sa rentrée comme d’habitude.
« On se pose des questions, on s’interroge, on évalue l’opportunité de changer notre fusil d’épaule. Des réflexions sont menées, mais elles n’ont pas encore abouti. Il est donc possible que des choses changent pour la rentrée prochaine », prévient-il.
Formateurs et accompagnateurs sociaux au taquet
Pas le choix pour les formateurs et les assistants sociaux du CODEF : la rentrée approche à grands pas. Les réunions d’information vont s’enchaîner jusqu’au début du mois de septembre. Maraîchage, vente ou encore collaboration administrative : plusieurs formations sont au programme. Le centre d’insertion socio-professionnelle entend également conserver ce qui fait sa force.
« Ce qu’on propose, c’est vraiment de la formation sur le terrain, des stages en entreprise et des cours pratiques. On propose également une préparation au permis théorique. Et puis, il y a un accompagnement individuel », détaille Laetitia Dropsy, accompagnatrice sociale au sein du CODEF.
Des profils différents
Le CODEF vient en aide à des profils variés chaque année.
« On a des personnes de 18 à 65 ans, avec des profils très différents, que ce soit au niveau de leurs études ou de leur expérience. Certaines touchent le chômage, d’autres sont actuellement au CPAS, et on accueille également des demandeurs d’asile », explique-t-elle.
Après une petite heure d’information, les demandeurs d’emploi présents y voient déjà plus clair. Certaines formations du CODEF semblent, en tout cas, leur convenir.
« Je n’ai pas encore trouvé de travail, même si j’ai réussi mon bachelier en infographie. Je suis donc venue prendre des renseignements auprès de différents organismes de la région. La formation en maraîchage m’intéresse », affirme Noémie.
Une rentrée pas tout à fait comme les autres pour le CODEF, qui continue malgré tout à remplir sa mission avec passion et dévouement. Leur but reste inchangé : aider les demandeurs d’emploi à trouver leur voie.
Bruno Pantano
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